Vous savez ce que c’est qu’un palindrome ? C’est un mot ou une phrase que l’on peut lire dans les deux sens. Quand on commence à y faire attention, on se rend compte qu’on croise parfois des palindromes sans y prendre garde. Prenez par exemple les villes de Laval ou de Noyon. Ou bien le nom de cet homme politique argentin : Carlos Menem. Ou encore le prénom Eve. Les exemples sont nombreux.
Néanmoins, le palindrome devient vraiment spectaculaire quand il peut être appliqué sur des phrases entières. Voici quelques exemples :
- Tu l’as trop écrasé, César, ce port-salut.
- Et la marine va, papa, venir à Malte.
- Rions noir !
- La mariée ira mal.
- C’est sec.
- Elu par cette crapule.
- Un port trop nu.
- Un roc si biscornu.
- Esope reste ici et se repose.
- Etna, lave devalante.
- Un drôle de lord nu.
- Léon n’osa rêver à son noël.
- Engage le jeu, que je le gagne.
- Eh, ça va la vache ?
- A l’autel elle alla; elle le tua là .
- Emile-Eric, notre valet, alla te laver ton ciré élimé.
Essayez de lire ces phrases de droite à gauche en ignorant ponctuation, accents et espaces et vous verrez : ça marche !
Laurent, un internaute, m’a envoyé le palindrome suivant, qu’il doit à l’un de ses amis artiste-peintre, Jacques Forrat-Mantel :
- Ce repas ne put révéler frêle vertu, pensa Pérec.
Outre son habileté, ce palindrome est intéressant car il mentionne le nom de Pérec, un écrivain français à qui l’on doit l’un des plus longs palindromes connus ; il fait plusieurs pages !
Source : Pour tout l’or des mots, Claude Gagnière, Robert Laffont, 1996 (merci aussi à Joe pour ses compléments)