Archive pour la catégorie 'Histoire et Religion'

La baleine est un poisson

Vendredi 14 décembre 2007
En 1818, aux Etats-Unis, un marchand d’huile a refusé de payer une taxe sur l’huile de poisson. Son argument ? Il vendait de l’huile de baleine, or comme chacun sait, la baleine n’est pas un poisson mais un mammifère comme vous et moi.
L’inspecteur des impôts ne l’a pas entendu de cette oreille et devant le refus du marchand de payer la taxe, l’affaire a été portée devant les tribunaux.
Verdict : la taxe doit être payée. Ce qui revenait indirectement à décider que la baleine est un poisson… En France, il arrive que l’Assemblée Nationale décide de ce qui est vrai ou faux dans l’Histoire. Aux Etats-Unis, les tribunaux peuvent refaire la science.
Source : blogfish

D’où vient OK ?

Lundi 23 avril 2007
OK
L’expression « OK Â» est sans doute l’une des plus utilisées dans le monde. Presque tous les hommes la comprennent. Et pourtant son éthymologie est floue.
Pour certains, elle viendrait du français « Aux Cayes Â», une ville d’Haïti réputée pour l’excellence de son rhum ou bien de « au quai Â», expression qu’employaient les dockers pour indiquer qu’une marchandise était bonne pour être embarquée.
Pour d’autres, elle vient de l’anglais. A la fin des années 1830 aux Etats-Unis, on trouvait amusant d’orthographier les expressions usuelles de façon farfelue. Ainsi « OK Â», qui était l’abréviation de « Oll Korrekt Â» (pour « all correct Â», bien sûr) serait restée dans le language courant.
Ce dont on est certain, c’est de la première fois que l’expression a été utilisée officiellement. C’était pendant la campagne pour l’élection présidentielle américaine de 1840. Le candidat démocrate, Martin Van Buren, était surnommé ‘Old Kinderhook’, le quartier de New York où il était né. Ses partisans avaient fondé le OK Club d’après ses initiales.
Source : AskOxford

Prédateur inattendu

Mercredi 7 mars 2007
Quand des dizaines de poulets se sont mis à manquer à l’appel chez un fermier dans une petite bourgade du Bengale en Inde, tout le village a blâmé le chien du voisin.
Et pourtant la pauvre bête n’y était pour rien. Le propriétaire des poules a en effet découvert que la fautive était sa vache sacrée. Elle dévorait plusieurs volatiles chaque nuit !
Désormais, toute la famille se relaie pour monter la garde et empêcher la vache de sévir à nouveau. Jusqu’alors, elle partageait l’étable avec les poules, celle-ci servant aussi de poulailler.
Devant l’incrédulité suscitée par ce phénomène, la télévision locale a envoyé une équipe filmer la vache en train de manger un poulet. Un vétérinaire tout ce qu’il y a de plus sérieux a aussi confirmé les faits.
D’après les uns, ce comportement aberrant est dû à une maladie qui prive l’animal de minéraux vitaux. Mais d’autres pensent dans ces terres hindoues que la vache est une réincarnation et qu’elle était un tigre dans sa vie antérieure.
Source : CNN - 7 mars 2007

Hyper-inflation : une arme de guerre

Lundi 26 février 2007
Pendant la Deuxième guerre mondiale, les allemands ont essayé de paralyser l’Angleterre en inondant celle-ci de fausses livres sterling. Le but était de provoquer une hyper-inflation. C’est certainement l’hyper-inflation qu’eux-mêmes avaient connu quelques temps auparavant qui leur a donné l’idée.
A partir de 1942, des faux-monnayeurs ont été recrutés dans les prisons et une équipe a été constitué. Celle-ci a produit des billets tellement bien imités qu’il était impossible de les distinguer des vrais, sauf par leur numéro. On a retrouvé de ces faux billets en circulation jusqu’aux années 60 ! En tout, plus de 130 millions de livres ont été ainsi forgées. L’opération n’a pas abouti en ce sens qu’elle n’a pas permis de déstabiliser l’économie britannique, mais cet argent a permis de payer des espions à la solde du Reich et même des fournisseurs.
Source : Wikipedia

L’ours, roi des animaux

Jeudi 1 février 2007
Ours
Jusqu’au moyen-âge, le roi des animaux n’était pas le lion, mais l’ours. C’est l’église qui a interdit cette tradition car l’ours est trop proche de l’homme en termes de comportement et d’apparence. Ceci était incompatible avec le dogme chrétien pour lequel l’homme et l’animal doivent être séparés à cause de l’existence de l’âme.
Source : Emission de la radio France Culture “L’esprit public” 28 janvier 2007 (disponible en podcast).

Par ici la (vieille) monnaie

Lundi 2 octobre 2006
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Quand on nous rend la monnaie dans un magasin, on ne prête la plupart du temps qu’une attention distraite aux pièces que l’on nous tend. C’est ce qu’a fait Lynn Moore, une américaine de Caroline du Sud. Dans un magasin, on lui a rendu quelques pièces comme monnaie de son achat et, si elle a bien remarqué que l’une d’entre elles était bizarre, elle ne s’est pas davantage penchée sur la question et l’a mise dans un vase en rentrant chez elle.
Ce n’est que dix mois plus tard qu’elle en a parlé à l’un de ses amis amateur de pièces de collection. Celui-ci a identifié la pièce comme étant une ancienne monnaie hébraïque datant de l’an 132 ou 135 de notre ère.
Lynn Moore ne saura jamais comment une pièce aussi rare a atterri dans son porte-monnaie. Elle compte la garder, en souvenir.
Source : WLTX, “Woman Finds Ancient Coin In Change” - 5 septembre 2006

Scoop : La Seine ne coule pas à Paris

Mercredi 13 septembre 2006
Contrairement à ce que tout le monde croit, le cours d’eau qui traverse Paris n’est pas la Seine mais l’Yonne, du moins si l’on suit scrupuleusement la géographie.
En effet, ces deux cours d’eau se rencontrent à Montereau-Fault-Yonne, une petite ville en-deça de Paris. Même s’il est généralement admis que c’est l’Yonne qui est un affluent de la Seine, la définition géographique stricte voudrait que ce soit l’inverse. L’Yonne traverserait donc Paris et se jetterait dans la mer à Rouen. En effet, son débit est plus important que celui de la Seine et quand deux rivières confluent, celle qui a le débit inférieur est considérée comme affluent de l’autre.
Source : Emission de Jacques Pradel sur Europe 1, 12 septembre 2006

Du pain et des jeux, merci Madame

Dimanche 6 août 2006
En septembre 2000, le Museum de Londres rendait publique une découverte qui a retenu l’attention des médias du monde entier. Il s’agissait de la tombe d’un gladiateur romain datant du 1er siècle de notre ère et mise à jour dans les environs de Londres.
D’après les pontes du Museum, une seule sépulture semblable avait été trouvée avant : c’était à Trière, en Allemagne.
Mais qu’est ce que ces tombes avaient de si spécial ? En effet, chacun sait que l’empire romain s’est étendu par-delà l’actuelle frontière franco-allemande et jusqu’au sud de l’Angleterre. Non, ce qui était vraiment surprenant, c’était que les corps qui se trouvaient dans ces tombes étaient ceux de… femmes.
Certes, il est fait mention dans la littérature latine de gladiateurs féminins, mais c’est la première fois qu’on en a trouvé la preuve scientifique.
Source : Steven Murray, in Electronic Journals of Martial Arts and Sciences - Juillet 2003

Macabre bibliophilie

Samedi 5 août 2006
Utiliser de la peau humaine pour relier les livres est une pratique que nous trouverions assez répugnante aujourd’hui. Et pourtant, elle était assez courante il y a 200 ans, en particulier pour les ouvrages de médecine.
Certains médecins demandaient expressément que leur travail soit relié en peau humaine. Certains ont même participé au tannage !
Le grand anatomiste John Hunter (1728-1793) est ainsi connu pour avoir spécifié que son traité de dermatologie soit relié en peau humaine. La peau utilisée provenait le plus souvent de condamnés à mort.
Un autre grand classique de la littérature médicale, les « Tables des muscles et squelette du corps humain » de Bernhard Albinus, était non seulement relié en peau humaine mais en plus était teint en noir. Ceci pour illustrer un des chapitres : « Sur les raisons de la couleur des éthiopiens et autres peuples. »
Le Dr Victor Cornil (1837-1908), professeur d’anatomie réputé de l’Université de Paris et auteur en 1882 de « Syphillis », avait en sa possession un morceau de peau humaine tatouée qui datait de Louis XIII. Il était aussi l’heureux détenteur d’un exemplaire des Trois mousquetaires relié en peau humaine.
Source : Dr Stephen Juan, in The Register - 4 août 2006

Le démon du jeu

Jeudi 20 juillet 2006

La dépendance engendrée par le jeu est mal connue. A la différence d’autres accoutumances comme le tabac, l’alcool ou la drogue, le jeu ne fait pas appel à une substance inoculée à l’organisme.
Dans des temps plus anciens, le démon du jeu pouvait avoir des conséquences plus dramatiques que la simple ruine des victimes. Les jeux de dés en particulier ont été à l’origine des pires excès. Ainsi, à la fin du 1er siècle après Jésus Christ, Tacite écrit : « Les Germains engagent jusqu’à leur liberté et leur personne pour le dernier coup de dés. Le perdant se résigne volontairement à l’esclavage même s’il est plus jeune et plus fort que son adversaire. » Saint Ambroise ajoute que certains joueurs misent leurs doigts, leurs membres et même leur vie s’ils ont tout perdu et se laissent mutiler sans protester si le sort les défavorise !
Source : Le livre de Martine Basset-Clidière « Jeux d’intérieur », aux éditions Marabout