Archive pour octobre 2000

Les faux discours de Churchill

Lundi 30 octobre 2000

Une controverse vient d’éclater en Grande-Bretagne : Churchill prononçait-il lui-même ses discours à la radio ou bien se faisait-il remplacer par un imitateur ? C’est la découverte d’un vieux disque 78 tours parmi les possessions de l’acteur Norman Shelley qui a déclenché l’affaire. Depuis la mort de l’acteur en 1980, il y avait eu des rumeurs à ce sujet, mais le disque, étiqueté « BBC Churchill: Speech. Artist Norman Shelley, September 7, 1942 », semble constituer la preuve indiscutable que l’artiste a remplacé Churchill dans certaines occasions. L’enregistrement contient une bonne part des plus grands discours de la Seconde Guerre mondiale dont le discours du 18 juin 1940 (pas celui de de Gaulle, mais celui, tout aussi fameux, de Churchill, vous savez celui qui promet aux ennemis de l’Angleterre « de la sueur, des larmes et du sang »).
Le disque a été retrouvé par le fils de l’acteur qui a déclaré : « il est tout à fait impossible que cette histoire soit une invention de mon père. Et je ne vois pas pourquoi la BBC aurait réalisé ces enregistrements si ce n’est pour les utiliser. » D’après des experts, certaines intonations du disque diffèrent par rapport à des discours effectivement prononcés par Churchill. Mais pourquoi le célèbre Prime Minister se serait-il fait remplacer pour faire ses discours ? Tout simplement parce qu’il n’avait pas le temps.
Cependant, la controverse reste ouverte. Martin Gilbert, le biographe de Churchill, s’est déclaré outré par ces allégations. Mais les attaques les plus virulentes contre cette thèse sont venues de la compagnie de disques Argo. Il faut dire que c’est elle qui commercialise les enregistrements des discours de Churchill.
Source : « The Times » et « Metro », Londres, 30 octobre 2000

Allemagne : le pays où les dirigeants sont des pop-stars

Lundi 23 octobre 2000

Le tube de l’hiver 2000, en Allemagne s’appelle « Hol mir mal ‘ne Flasche Bier » ce qui signifie « Va me chercher une bière. » Cette chanson présente la particularité d’être (en partie tout du moins) interprétée par le chancelier Gerhard Schröder. À l’été 2000 en effet, le chancelier allemand avait entrepris une tournée en Allemagne de l’Est. Au cours de celle-ci, à la fin d’une longue et chaude journée, il avait prononcé la fameuse phrase… que des journalistes astucieux ont recueilli dans leurs micros.
Remixée, cette déclaration de Gerhard Schröder sert à présent de refrain à un tube d’un goût musical douteux mais qui marche : il s’est déjà vendu à 360 000 exemplaires et a rapporté 1,5 millions de marks (environ 5 millions de francs) à ses auteurs.
Source : « The Times », Londres, 23 octobre 2000

Daddy-sitting

Mercredi 18 octobre 2000

Un centre commercial de Batley, en Angleterre, a ouvert une garderie pour hommes. Ce service s’adresse aux hommes qui détestent faire les courses avec leurs compagnes. Dans cet endroit, les hommes peuvent faire du karting, du train électrique ou jouer à des jeux videos en sirotant des rafraîchissements.
Source : The Times, 18 octobre 2000

Chronique d’une mort annoncée… sur Internet

Mercredi 18 octobre 2000

Un finlandais de 20 ans a prémédité l’assassinat de son beau-père par internet. Comment ? Tout simplement en demandant sur des newsgroups des conseils sur la meilleure manière de procéder sans se faire prendre. Apparemment les conseils prodigués n’ont pas été très judicieux puisque le jeune homme a fini par se faire arrêter.
La police a retrouvé sur le disque dur de son ordinateur des sauvegardes de 75 pages de messages portant sur la façon de commettre un meurtre sans être démasqué. Y figuraient également 15 emails envoyés à des correspondants du monde entier, dont l’un, envoyé la veille du meurtre, évoquait la mort du beau-père pour le week-end suivant.
Source : Agence Reuters, Helsinki, 18 octobre 2000

Le culte du Führer, ça décoiffe !

Lundi 16 octobre 2000

Pamela Körner est la vendeuse d’objets nazis la plus controversée d’Allemagne. Elle exerce son activité à Berchtesgaden, une bourgade des Alpes célèbre pour avoir abrité la retraite d’Hitler. Sa grande fierté, c’est d’être la seule à pouvoir vendre des vrais cheveux d’Hitler. Hitler était embarassé par le culte de la personnalité dont il faisait l’objet. C’est pourquoi il avait ordonné à ses coiffeurs que ses cheveux coupés soient brûlés. Mais l’un d’entre eux, plus ingénieux et entreprenant que les autres, avait mouillé la semelle de ses chaussures et avait ainsi réussi à passer en douce quelques cheveux du Führer.
Il paraît que les amateurs de ce genre de collection sont prêts à payer des sommes folles pour les objets les plus insignifiants. Pamela Körner l’a bien compris. Elle vends les cheveux d’Hitler 2 000 DM pièce (pas loin de 7 000 F !).
Source : « The Times », Londres, 16 octobre 2000

Quand les canards sont hors de prix

Mardi 10 octobre 2000

A Londres, les organisateurs d’une comédie musicale ont décidé de remplacer les canards dressés qui interviennent dans leur pièce par des humains déguisés. Motif : cela coûte moins cher. Vue la différence de taille entre un être humain et un canard, le réalisme doit y perdre un peu, mais il n’y a pas de petites économies, n’est-ce pas ? Utiliser un canard dressé coûte à peu près 300 livres par jour. 300 livres, c’est ce que gagne un acteur en une semaine.
Source : Marianne, semaine du 2 au 8 octobre 2000, page 26

Supercopter arrête les curieux

Vendredi 6 octobre 2000

Les chefs de la police d’Ipswitch, une ville d’Angleterre, ont passé un mauvais moment. Ils venaient de se doter d’un super-hélicoptère, un joujou qui a coûté la bagatelle de 2 millions de livres sterling au contribuable. Cet hélicoptère dispose entre autres de la faculté de pouvoir tracer les suspects grâce à leur image thermique.
Lors de sa première intervention pour un cambriolage, l’hélico magique a arrêté illico un suspect qui fuyait par les toits. Du moins le croyait-on. Car le « suspect » s’est révélé être un brave gars, passionné d’hélicoptères, qui était monté sur son toit pour voir de plus près la machine fantastique !
Source : The Times, 6 octobre 2000

Poux bulgares

Lundi 2 octobre 2000

On a constaté une recrudescence de poux dans les écoles de Sofia, capitale de la Bulgarie, ce qui a constitué un grand mystère pour les autorités. En effet cette épidémie de poux est survenue au moment même où une série de mesures venait d’être prise pour lutter précisément contre ces maudits parasites. Alors d’où venait cette épidémie ?
C’est un brave fonctionnaire du Ministère de l’Éducation Nationale qui a trouvé la solution. Il s’est rendu compte qu’une des mesures du dispositif anti-poux avait eu l’effet inverse à celui escompté : pour empêcher l’épidémie de se répandre, les élèves qui avaient des poux devaient rester 3 jours chez eux avec interdiction d’aller à l’école. Il n’en a pas fallu plus pour que s’organise entre les potaches de Sofia un traffic de poux. On a vu des gamins vendre des boîtes d’allumettes contenant des poux à leurs condisciples paresseux. Le traffic a atteint son apogée (et a été découvert) au moment des examens. L’absentéisme n’a jamais été aussi fort qu’à ce moment-là… ni le prix de la boîte de poux aussi haut !
Source : Quotidien « Metro », Londres, 2 Octobre 2000