Archive pour juillet 2006

Chaleur : ignorez la vague

Lundi 31 juillet 2006
Il semble que l’on va devoir s’habituer Ă  avoir rĂ©gulièrement des vagues de chaleur. Pour lutter contre cela, Hiroshi Ichigaya, ex-ingĂ©nieur de chez Sony, a inventĂ© une chemise Ă  air conditionnĂ©.
L’idĂ©e est de jouer avec le refroidissement naturel du corps : en cas de forte chaleur on transpire et la sueur s’Ă©vapore, ce qui entraĂ®ne ce refroidissement. Cependant, les vĂŞtements interfèrent avec ce processus car ils empĂŞche l’Ă©vaporation naturelle.
La chemise d’Hiroshi Ichigaya permet la circulation de l’air et donc l’Ă©vaporation de la transpiration. Deux petits ventilateurs situĂ©s dans le dos pompent l’air de l’intĂ©rieur de la chemise vers l’extĂ©rieur, en passant par le cou et les manches. Les ventilateurs sont alimentĂ©s par des piles ordinaires, mais on peut aussi les brancher sur la prise USB de son ordinateur ! On peut les retirer pour laver la chemise.
Seul problème de cette invention pourtant bienvenue en ces temps de rĂ©chauffement climatique : elle a tendance Ă  gonfler comme un ballon Ă  cause la circulation de l’air.
Source : Journal indien Mumbai Mirror “It’s the coolest shirt, literally!” - 31 juillet 2006

Cachez ce sein…

Lundi 31 juillet 2006
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Regardez cette image, Ă  droite. Il s’agit de la page de couverture du numĂ©ro d’aoĂ»t 2006 du journal « Babytalk. » On y voit un bĂ©bĂ© en train d’allaiter. Quoi de plus normal pour un magazine qui traite de maternitĂ© ?
Eh bien cette couverture a suscitĂ© un tollĂ© de protestations aux Etats-Unis. Pourquoi ? Parce qu’on y voit… un sein !
Voici un florilège des lettres de protestation reçu par Susan Kane, la rédactrice en chef de Babytalk :
« J’ai Ă©tĂ© choquĂ©e de voir un Ă©norme sein en première page de votre magazine. »
« J’ai immĂ©diatement retournĂ© le magazine. »
« C’est dĂ©geulasse. »
« J’ai dĂ©chirĂ© le magazine. Un sein est un sein. C’est un truc sexuel. On n’a pas besoin de voir ça. »
« Les hommes sont très visuels. Quand ils voient un sein, ils voient un sein. Peu importe comment il est utilisé. »
D’autres sont plus nuancĂ©es :
« Je suis d’accord, il faut soutenir l’allaitement maternel. Mais je n’aime pas la façon dont le magazine le fait. Je ne veux pas que mon mari ou mon fils voient un sein qu’il ne veulent pas voir. »
Cependant d’autres, minoritaires, se rĂ©jouissent carrĂ©ment du scandale car cela montre aux gens que le sein n’est pas seulement un objet sexuel.
Pour Susan Kane tout ceci est dĂ» au dĂ©bat qui fait rage aux Etats-Unis Ă  propos de l’allaitement en public. « Nous sommes un pays puritain, ajoute-t-elle. Ce n’est pas comme si les femmes sortaient leurs seins pour les exposer au public. La plupart du temps, elles cherchent Ă  rester discrètes quand elles allaitent. »
En tout cas, cette histoire a bouleversĂ© Babytalk, un journal plutĂ´t modeste. La rĂ©daction a reçu plus de 700 lettres en une semaine, soit davantage que pour n’importe quel article depuis des annĂ©es.
Source : AP, cité par CBS News - 28 juillet 2006

La musaque

Lundi 31 juillet 2006
Vous savez tous ce qu’est la musique. Vous en Ă©coutez probablement rĂ©gulièrement. Mais savez-vous que vous Ă©coutez aussi souvent de la musaque ? La musaque (« musak », en anglais), c’est le nom donnĂ© Ă  la musique de fond que l’on entend partout : dans les salles d’attente, dans les grands magasins, dans certains ascenseurs, lorsqu’on est en attente au tĂ©lĂ©phone, etc.
Le mot « musak » vient d’une compagnie créée en 1922 par un amĂ©ricain : George Squier. Celui-ci avait remarquĂ© que les travailleurs Ă©taient plus productifs si on leur jouait une musique de fond. Il a commercialisĂ© cette idĂ©e ainsi que les appareils permettant la diffusion de cette musique (dans les annĂ©es 20, cette diffusion demandait une vĂ©ritable expertise, il n’y avait pas les radios ni les chaĂ®nes-hifi d’aujourd’hui).
Le système a rencontré un vif succès et a été installé dans de nombreux bâtiments et magasins. Le service a ensuite été adapté au téléphone.
A l’origine, le terme « muzak » dĂ©signait le système de diffusion mais rapidement, il a Ă©tĂ© employĂ© pour dĂ©signer pĂ©jorativement le type de musique que l’on jouait, une musique mièvre, sans grande richesse ni nuance. Pourtant, cette musique est Ă©tudiĂ©e pour augmenter la productivitĂ© des travailleurs dans les usines, inciter les gens Ă  l’achat dans les magasins, ou bien les faire patienter en les rassurant (ascenseurs, tĂ©lĂ©phone).
Source : Wikipedia et muzak.com

8888888 : un numĂ©ro d’enfer

Lundi 31 juillet 2006
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Je ne sais pas si vous connaissez Steve Wozniak, surnommĂ© « Woz. » Ce truculent personnage est l’un des fondateurs de Apple Computer ainsi que le crĂ©ateur du mytique ordinateur Apple II qui a fait sa renommĂ©e et sa fortune.
Aujourd’hui Woz ne travaille plus chez Apple. DĂ©barrassĂ© des soucis financiers, il passe son temps Ă  collectionner des objets insolites, comme les rayons laser de toutes les couleurs. Il est aussi toujours Ă  l’affĂ»t du truc cool que personne n’a. Sa dernière lubie : ĂŞtre la seule personne au monde Ă  avoir comme numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone ‘888-8888′.
Usant de sa fortune et de son influence, Woz parvient au bout de plusieurs mois Ă  acquĂ©rir le fameux numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone. Et c’est alors que sa vie bascule.
Ce numĂ©ro s’avère tout simplement inutilisable. Woz reçoit plus de cent appels par jour qui sont des faux numĂ©ros ! Quand on y regarde de plus près, c’est Ă©trange cependant. En effet, il est presqu’impossible de composer ‘8888888′ par erreur. Mais ce n’est pas le plus bizarre. Il n’y a presque jamais personne qui parle Ă  l’autre bout de la ligne pour s’excuser de son erreur. Woz entend bien qu’il y a quelqu’un, parfois il entend une tĂ©lĂ©vision dans le lointain ou bien des personnes parlant entre elles, mais le plus souvent son interlocuteur se contente de babiller des mots sans suite.
Et puis un jour, c’est le dĂ©clic. Ecoutant le plus attentivement possible, le tĂ©lĂ©phone fermement pressĂ© contre son oreille Woz entend une voix fĂ©minine qui s’Ă©crie : « Mais qu’est-ce que tu fabriques avec ça ? » Puis c’est le silence. Le mystĂ©rieux correspondant a raccrochĂ©.
Alors soudain tout devient clair. Ces centaines de coups de tĂ©lĂ©phone ont Ă©tĂ© passĂ©s par des bĂ©bĂ©s jouant avec le combinĂ© ! Quoi de plus amusant pour un bout de chou que de prendre ce truc et d’appuyer de façon rĂ©pĂ©tĂ©e sur une touche qui fait bip ?
Source : The Best of Wired on Apple - 30 mars 2006 - http://www.wired.com

Textos en folie

Lundi 31 juillet 2006
Ben Cook, un adolescent amĂ©ricain, a remportĂ© le championnat du monde de vitesse de frappe de textos. Il a rĂ©ussi Ă  taper un message de 160 caractères sur son mobile en 42,22 secondes. Et encore, le message n’Ă©tait-il pas facile Ă  taper, il comportait en effet des mots compliquĂ©s et peu usitĂ©s. Pour votre curiositĂ©, le voici en intĂ©gralité :
« The razor-toothed piranhas of the genera Serrasalmus and Pygocentrus are the most ferocious freshwater fish in the world. In reality they seldom attack a human. »
(Traduction : « Les piranhas aux dents de rasoir des espèces Serrasalmus et Pygocentrus sont les poissons d’eau douce les plus fĂ©roces du monde. En rĂ©alitĂ©, il s’attaquent rarement Ă  l’homme. »)
C’est la deuxième fois que Ben Cook remporte le titre. En 2004, il avait fait 57,75 secondes mais il avait perdu son titre depuis. Son exploit figure au livre Guiness des records.
Source : AP, cité par CNN.com - 29 juillet 2006

Un remord bien étrange

Vendredi 28 juillet 2006
Cette anecdote s’est passĂ©e Ă  Bidingen, en Allemagne. Un homme se fait voler son vĂ©lo par un inconnu. Le jour suivant, il reçoit une lettre anonyme. Dans ce courrier, le voleur s’excuse de son geste et dit qu’il ne sait plus oĂą il a laissĂ© le vĂ©lo. Il joint 400 â‚¬ en liquide pour se faire pardonner.
Ce qu’il y a de bizarre dans cette affaire, c’est non seulement que le voleur ait su le nom et l’adresse de sa victime, mais aussi que 400 â‚¬ soit exactement la somme que le propriĂ©taire du vĂ©lo a dĂ©clarĂ© Ă  la police comme montant de son prĂ©judice !
Source : Nachrichtenagentur DDP, 15 juillet 2006 - CitĂ© par Yahoo!Deutschland

Du miel ou des antibiotiques ?

Jeudi 27 juillet 2006
Le miel est plus efficace que les antibiotiques pour soigner certaines blessures. C’est la conclusion d’une Ă©tude de l’UniversitĂ© allemande de Bonn. La merveille a Ă©tĂ© baptisĂ©e « mĂ©dimiel. » Elle est parvenue Ă  venir Ă  bout de blessures chroniques infectĂ©es par des bactĂ©ries multirĂ©sistantes.
Soigner par le miel n’est pas nouveau. Cela se pratiquait dĂ©jĂ  du temps des Pharaons. Et pas plus tard que lors des deux dernières Guerres mondiales, on appliquait encore des enveloppes de miel sur les blessures des soldats. Cependant, l’arrivĂ©e des antibiotiques avait quelque peu effacĂ© ce remède millĂ©naire.
Ce qui remet le miel au goĂ»t du jour, c’est la rĂ©sistance de plus en plus acharnĂ©e des bactĂ©ries aux antibiotiques, auxquels elles s’habituent.
Source : Universität Bonn, “Honig hilft bei Problemwunden” - 27 juillet 2006

L’oeil aussi rapide que le rĂ©seau

Jeudi 27 juillet 2006
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D’après des chercheurs de l’UniversitĂ© de Pennsylvanie aux Etats-Unis, la rĂ©tine de l’oeil humain transmet ses informations au cerveau aussi rapidement qu’une bonne vieille connection ethernet. Une connection ethernet, c’est ce qui relie les ordinateurs entre eux Ă  votre bureau ou mĂŞme chez vous si vous avez un petit rĂ©seau domestique.
Les calculs indiquent que cette transmission d’information se fait Ă  10 Mbps (megabits par seconde), soit la vitesse moyenne des rĂ©seaux informatiques. A noter toutefois que de nos jours, les rĂ©seaux ont tendance Ă  aller de plus en plus vite et donc Ă  dĂ©passer l’oeil humain. Les connections ethernet Ă  100 Mbps sont monnaie courante et de plus en plus d’ordinateurs peuvent mĂŞme communiquer Ă  1000 Mbps.
Source : site de l’Ecole de MĂ©decine de l’UniversitĂ© de Pennsylvanie, “Penn Researchers Calculate How Much the Eye Tells the Brain” - 26 juillet 2006

Un bikini pour lutter contre le cancer

Mercredi 26 juillet 2006
Il est maintenant avĂ©rĂ© que l’exposition prolongĂ©e au soleil peut ĂŞtre une cause de cancer de la peau. La compagnie canadienne Solestrom a dĂ©veloppĂ© un nouveau bikini dans lequel se trouvent des capteurs qui mesurent l’intensitĂ© des rayons ultra-violets, les fameux UVs. Si ceux-ci deviennent trop importants, une alarme retentit et la personne sait qu’il est temps de rejoindre un endroit ombragĂ©.
Entre cela et les téléphones portables dont beaucoup de gens ne peuvent plus se passer, préparez-vous à une belle cacophonie sur les plages !
Source : Reuters, “Sun worries? Let your bikini do the talking” - 26 juillet 2006

Trop gros pour la radio

Mercredi 26 juillet 2006
Aux Etat-Unis, le problème de l’obĂ©sitĂ© devient de plus en plus prĂ©occupant. Le nombre des personnes mĂ©dicalement obèses ne cesse de croĂ®tre : 64 % des amĂ©ricains sont obèses ou ont au moins un problème de surpoids. Mais le plus grave est qu’il est de plus en plus difficile de les soigner. En effet, les rayons X, indispensables Ă  l’Ă©tablissement de certains diagnostics, ne peuvent pas traverser les corps trop adipeux.
Source : Reuters, “More Americans too fat for X-rays” 26 juillet 2006